CONTRE-REGARDS
le blog de Michel SANTO
Trente ans de déficits
publics. L’exception française par excellence, si on peut dire.. Et le cru 2010 annoncé sera exceptionnel : 140 milliards d’euros soit 8,2% du produit intérieur brut. Presque la moitié
des dépenses de l’Etat : 290 milliards d’euros. Conséquence inéluctable : la dette publique passerait de 68% du PIB fin 2008 à 83% fin 2010. Question : comment, dans une situation
économique où on a frôlé le désastre, et que nos éditorialistes et chefs de partis d’opposition semblent avoir oublié, revenir à 3% du PIB en 2013, et diminuer ainsi les risques
d’inflation et d’insolvabilité de l’Etat ? Augmenter les impôts, diminuer les dépenses sociales, de l’Etat et des collectivités locales et casser ainsi toute reprise économique en aggravant
le chômage et les déstabilisations de toute sorte ? La réponse est évidemment dans la question. Oui, sans doute et en souplesse des économies et des recettes fiscales, mais dès que la
croissance sera de retour et non aujourdhui où l'on prévoît à peine un petit 1,5 % en 2010. Une réponse à une question jamais posée sous cette forme car elle ne permet pas en effet la
rédaction d’éditoriaux simplistes et vendeurs à la manière d'un
F.Martin, du Midi Libre. Comme elle rend difficile aussi les postures politiciennes et
racoleuses. Postures d’autant plus mal venues quand elles sont prises par des gestionnaires de collectivités locales peu rigoureux sur leurs dépenses de conforts et très généreux pour
leurs administrations et leurs clientèles…Et qui, à l'exemple du président du Conseil Général de
l'Aude, ne peuvent plus dorénavant se camoufler derrière l'Etat pour se dégager de leurs propres responsabilités dans la dérive de nos finances publiques. Un Marcel
Raynaud pathétique proposant " hier "à ses fonctionnaires en colère d' aller " faire la quête à la sortie des églises! " Ciel!